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Vers une commune humanité…
Par Thierry Renard

Notes intimes

Tu te souviens quand on montait et descendait
en tournant autour de l’arbre de Mai
et qu’on y attachait partout des rubans colorés
et qu’on chantait des chansons, et déclamait des poèmes ?

Qu’on était donc jeunes et innocents !
On ne disait jamais Foutre ! dans le tram.
La seule chose qu’on brûlait c’était Hitler
Tojo et Mussolini — des insectes.

Jack Hirshman, J’ai su que j’avais un frère.

22 avril 2012, soirée électorale.
C’est fou comme tout cela nous ressemble et ressemble, au fond, à la chute des corps et des temps.

Je partage, je partage encore. Je partage tout.
Entre deux mondes, deux rendez-vous ou deux agitations.
Les yeux pointus ! Tout partager, vraiment.

L’impoésie, maintenant. Tout un (vaste) programme ! L’innocence dit son nom. Ambiance jazz-nocturne. Chevelure de danse, boléro ou mambo. Ombre et lumière. Cigarette, silhouette et talons hauts.
Une bouche bientôt va s’ouvrir — sur le monde… Avant-dernier acte, aujourd’hui, avant la prochaine fois. Profitons de l’instant présent. Avec le sourire.

Je n’en finis plus d’animer le BRAS (Bureau de Recherches ArtistiqueS) du PAL (Poésie Amour Liberté) — mon mouvement du moment.

Allez, actualistes, debout ! Rejoignez-nous !

Ce soir, grand départ, voyage en poésie. Aucun autre partage nocturne.Et la femme, encore et toujours, face à l’éclat de ses beautés…
Juste un regard, même discret.
« Conscience, conscience, quand tu nous tiens ! » Et la femme : toute petite, entre les griffes de la vie.

Sentir le vent, avec elle.
Sentir le vent — avec ailes.
Avant minuit, aujourd’hui. Après, ce sera poésie et spaghetti.

23 avril, matin. Gueule de bois.
Il faut bien rire de tout. Alors, plus rien à ajouter.
Vérité qui résiste à toutes les douleurs.
Des livres et des livres…La bonne réponse aux maux de chaque jour.Ils sont là. Dévoués. Parmi nous.

La peur de l’autre, c’est d’abord la peur de soi. Ne votez ni pour la peur ni pour la haine. Soyez audacieux, soyez généreux !

PPP. Comme Pier Paolo Pasolini ou Philosophie, Poésie, Politique.
En route pour mai et pour ne rien oublier.

24 avril, après coup.

Je confirme, j’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon ce dimanche et je voterai pour François Hollande au second tour. J’ai toujours préféré aux méfaits de l’immobilisme les risques du changement. Mon pays est cosmopolite, et mes amis sont de toutes les couleurs. Les fous sont partout, hélas. Que fait-on d’Anders Behring Breivik ? Je ne veux plus, je ne peux plus, entendre les discours de la peur et de la haine. Ils nous retardent, nous interdisent même de bâtir un monde nouveau, habitable.
Lisez Écrire en pays dominé ou, encore, L’intraitable beauté du monde, de Chamoiseau et Chamoiseau-Glissant. Mes chemins sont là.

J’étais l’autre jeudi, avec l’écrivain Joël Bastard et quelques proches de l’Espace Pandora, sur le marché des Minguettes à Vénissieux — où nous faisons écrire, parfois, la population. Ce qui se fait de mieux, de plus fort, de plus intéressant descend des sources les plus lointaines (Afrique, Asie, Antilles, notamment). C’est ainsi. Le Tout-monde, oui !
Oui, Mai.
Le Tout-monde des peuples contre le Tout-monde de la finance ! Le Tout-monde des peuples en lutte pour leur émancipation.

La peur de l’autre, c’est d’abord la peur de soi-même. Le combat n’est pas fini contre les souffleurs de haine, racistes, antisémites, fascistes...
Avoir voté pour Marine Le Pen, c’est avoir fait le choix de la haine et de l’exclusion. C’est avoir mis en péril les idées les plus généreuses.
Je confirme, je voterai pour François Hollande lors du second tour des élections présidentielles, le 6 mai prochain.

Attention, attention, le pays devient de plus en plus triste. Gris. Maussade. Insignifiant.
Odeur de bottes. La peste brune est de retour, réellement. Un voisin ? Un proche ? Peut-être votre médecin, votre coiffeur ou votre banquier...

Et s’il fait encore mauvais temps, c’est toujours de la faute au gouvernement. « Les autres ont tort. Cela est sûr. Mais lui, comment doit-il vivre ? Toujours agir avant de savoir... » (Henri Michaux, Lointain intérieur).

Sans l’humour et sans l’amour,
sans la surprise ou l’émotion,
sans la nudité et sans le désir,
pas la peine d’aller voter.

Allez, allez, retournons à notre calme. Gardons au chaud notre sang froid. La vie vaut la peine d’être vécue.


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