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Grande nuit Léo Ferré au Théâtre Toursky le 14 juillet...
Par Jacques Barbarin

Il y a vingt printemps, Léo Ferré quittait ce monde un 14 juillet, nous laissant une œuvre de poèmes, de textes, de chansons et de musiques extraordinaires.

Le Théâtre Toursky, à Marseille [1], lui rend un hommage le 14 juillet pour une grand nuit Léo Ferré, suivi d’un bal populaire

Avec :
Les interprètes : Pierre Arditi, Michel Bouquet, Caroline Casadesus, Philippe Caubère, Michel Hermon, Angélique Ionatos, Michael Lonsdale, Luca Lombardo, Richard Martin, Rufus, Sapho
Les musiciens : Michel Bourdoncle, David et Thomas Enhco, Didier Lockwood, Levon Minassian, Jacques Chalmeau
Les danseurs : Julien Derouault, Marie-Claude Pietragalla Les voix : Marie-Ange Démon, Yerso
Plasticien : José Correa réalisera une performance en direct

Les artistes présents sur la scène du Toursky rendront un vibrant hommage à l’artiste et leur talent sûr, différent et complémentaire, témoignera de cette œuvre vaste et profonde dont les thèmes poétiques, philosophiques, musicaux, parcourent le XXème siècle si riche en créations. À l’amour et à l’anarchie se déclinent d’autres thèmes comme la solitude, la tristesse, le refus du pouvoir, la liberté, l’exil, l’errance, l’argot, la mort, la nuit et le jour, l’enfance, l’érotisme, le rien, l’insurrection de l’intelligence et du coeur, la révolte, la marge. Ces artistes diront ce que fut Léo Ferré, ce qu’il est. Ses poèmes, son théâtre, ses opéras, ses chansons, sa voix sont devenus des sémaphores inoubliables. Léo Ferré est un continent et une mer immense à (re)découvrir sans cesse comme les poètes qu’il met en musique : Villon, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire, Apollinaire, Aragon, Caussimon, Bérimont… La haute poésie, la musique savante, le texte au coeur direct, la mélodie populaire circulent librement chez Ferré. Il est ce Métamec qui nous invite à être nous-mêmes. « Sois-toi » nous dit-il. Et c’est ainsi que La Mémoire et la Mer s’ouvrira pour chacun.

Léo Ferré a laissé un héritage considérable d’œuvres, certaines inédites, de nouveaux textes et partitions, des disques et une plume qui ne s’arrêtera jamais de parcourir le monde. Nul autre poète n’aura incarné la philosophie de la vie, l’a décrite et nous l’a restituée avec autant de lucidité.

Visionnaire s’élevant contre la vie d’abondance, l’inconscience et la misère, il était l’architecte d’une grammaire nouvelle décrivant un monde caractérisé par des contrariétés, des absurdités, du déséquilibre causé non pas par la nature qui est un modèle d’harmonie mais par la vanité, l’orgueil, l’esprit de grandeur souvent mal placé du comportement humain.

Léo Ferré, c’est le poète dont la poésie est une clameur, le chanteur dont la musique est un cri de désespoir, un manifeste de l’espoir, un compositeur dont la solitude ouvre la voie à la fraternité humaine. C’est un sourire au goût de pleurs sur le visage du monde, une conscience qui va grandissant car à l’époque de la poésie : « on n’apprend pas, on se bat ! ». Ses poèmes alchimie transforment la violence en chant. Ses chants sont des cris de tendresse et d’ironie. Sa musique -vol et battements d’ailes- est comme des éclats de rires et de pleurs.

Une exposition consacrée à Léo Ferré et Richard Martin

Dans les années soixante, sur l’îlot Guesclin, à proximité de Saint-Malo et de Cancale, dans cette Bretagne tant aimée, Léo Ferré, écrit La Mémoire et la mer qui se nommera d’abord Les chants de la fureur Ce monument, selon Robert Belleret, cette œuvre dans l’œuvre, selon Bruno Blanckeman, se compose de 56 strophes, chacune de 8 octosyllabes, soit 448 vers. Vingt-cinq panneaux réalisés d’après la riche documentation des Cahiers d’études Léo Ferré, les archives de la famille Ferré, les éditions La Mémoire et la mer et le fonds Martin du théâtre Toursky composeront cette exposition.

Thèmes de l’exposition

 La Mémoire et la mer (La Bretagne et Les étrangers)
 F.L.B.
 Christie
 La marge
 Des mots
 Géométriquement rien
 La mer noire
 Poète…vos papiers
 Benoît Misère (l’enfance)
 L’homme-théâtre : Richard Martin et Léo Ferré (L’Opéra du pauvre, L’Opéra des rats)
 Le Métamec (le rien, niente)
 Alma Matrix (La femme et l’érotisme)
 Bakounine et Stirner
 Sur la Scène
 Divine Anarchie
 Amour Anarchie
 Technique de l’exil
 La Méthode
 La Chanson du Mal Aimé de Guillaume Apollinaire
 Ferré et les poètes
 La Folie
 Ferré et Caussimon : Les Loubards
 Il n’y a plus rien (Saint François d’Assise)
 La vie d’artiste
 Bio, biblio, discographie

Ô Marseille on dirait que le coeur te va bien Comme te l’écrivait Guillaume Apollinaire "Anges frais débarqués à Marseille hier matin" On débarque toujours les amours passagères
(Marseille – Léo Ferré)

Théâtre Toursky 16 promenade Léo Ferré 13003 Marseille
www.toursky.org
Réservations : 0 820 300 033

JPEG Deux frères d’éternité...

Notes :

[1] Voir sur le site les articles : Un théâtre entre en résistance, Trois mois se sont passés, Odyssée 2013 : La fin d’un rêve ?


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