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1933 : la grande grève des cheminots roumains
Radu Paraschiva évoque un évènement qui a marqué l’histoire de la Roumanie

Les combats menés, début 1933, par les travailleurs, notamment à Grivita et par les travailleurs du pétrole de la vallée de la Prahova, sont un des événements majeurs de l’histoire sociale roumaine.

Ces glorieux combats se sont déroulés dans les conditions d’une profonde crise du capitalisme mondial qui a frappé notre pays, comme aujourd’hui et avec les mêmes conséquences, baisse des salaires, fermetures d’usines, explosion du chômage et de la misère. Les revendications centrales étaient « payez-nous nos salaires » et « retrait de la “courbe du sacrifice” » : il s’agissait, non pas comme maintenant, d’une baisse définitive des salaires, mais d’un report dans le temps du paiement d’une partie des salaires.

La grève des travailleurs du pétrole

L’un des épisodes marquants de cette lutte a été l’activité révolutionnaire des travailleurs du pétrole de Ploiesti et des environs. Vers la fin 1932, les ouvriers ont constitué un comité d’initiative de toute la vallée de Prahova et adopté un programme de revendications commun dont la reconnaissance des comités d’usine, la mise à disposition de bureaux fermés à clé pour les organisations ouvrières, l’arrêt des licenciements, le retrait du système des amendes et du travail par rotation, etc. L’adoption de ce programme signifiait que les travailleurs passaient à l’offensive. En dépit de toutes les mesures d’interdiction, en janvier 1933 les travailleurs du pétrole organisent des meetings, des manifestations et toutes sortes d’actions sur la base de ce programme.

Heurts violents avec les forces de l’ordre

Le 29 janvier 1933, la direction de la raffinerie « Astra-Romana » annonce le licenciement d’un groupe d’ouvriers. Les tentatives de la délégation ouvrière pour obtenir par la négociation le retrait de cette mesure sont dédaigneusement rejetées et le lendemain, à 16 heures, la grève commence. Les grévistes sont bientôt 2 000.

Après des heurts violents avec les forces de l’ordre (armée et police), ces dernières doivent reculer et l’administration de l’entreprise promet de respecter la convention collective et de régler le problème des licenciements.

Tandis que les autorités civiles et militaires tentaient de réprimer les grévistes d’Astra-Romana, les organisations politiques et syndicales de Prahova considérèrent que le moment était favorable pour engager une grève avec occupation à la raffinerie « Romano-Américana », sur la base des revendications du programme adopté fin 1932. Le 1er février 1933, la grève, organisée par le comité d’action de l’usine, commence. Les heurts avec les forces de répression sont violents. La direction refusant de satisfaire les revendications, les grévistes font retentir la sirène et les manifestants affluent, venus de Ploiesti et de toute la région, y compris des collègues de « Astra-Romana » à la sortie du travail et aussi des centaines de chômeurs de Ploiesti, des travailleurs de « Dorobantul », « Feri-Email » et une partie importante de la population des quartiers ouvriers.

Les délégués des grévistes, arrêtés par traîtrise, sont éloignés de l’usine, mais les affrontements avec les policiers et les gendarmes continuent sur toute la route jusqu’à Ploiesti. Là, les milliers de manifestants des usines déjà mentionnées, auxquelles se joignent ceux de « Standard », « Orion », « Petrol-Mina » et d’autres venus de toutes les localités de la vallée de la Prahova, occupent la place centrale.

Il y avait plus de 6 000 manifestants, ils étaient à l’offensive, revendiquant la libération des représentants ouvriers détenus dans le bâtiment de la police municipale. Les masses étaient maîtres de la rue. Finalement, ils eurent gain de cause : les revendications furent satisfaites. La lutte des travailleurs du pétrole, soutenue par la population de la région, avait un caractère offensif, unissant les revendications économiques, politiques et sociales et affrontant les patrons coalisés.

La grève des cheminots

Le 1er janvier 1933, on annonça la troisième « courbe du sacrifice », qui devait entraîner des diminutions de salaire de 10 à 12 %. La réaction ouvrière fut immédiate. Le 13 janvier, il y eut un grand meeting de protestation des cheminots de la ville de Galati, auxquels participèrent 800 personnes. Deux jours plus tard, la police arrêtait seize ouvriers de Galati ; un millier de manifestants descendit immédiatement dans la rue, contraignant les autorités à relâcher douze d’entre eux.

Le 27 janvier, les ouvriers de Bucarest entrent, eux aussi, en mouvement, 400 cheminots des ateliers de Galati se réunissent et décident pour le lendemain une grève d’avertissement de quarante-cinq minutes. Ils élisent un comité de grève qui avance les revendications suivantes : paiement entier du salaire, retrait de la « courbe du sacrifice », réintégration des ouvriers licenciés, abolition du système des amendes qui contribuait aussi à diminuer les salaires, arrêt des licenciements. En même temps, pendant la manifestation du 28 janvier à Grivita, ils avancèrent la proposition de nouvelles méthodes de lutte, la grève avec occupation fut décidée.

Le 28 janvier, les revendications furent transmises au ministre des Transports, Edouard Mirto. A l’appel du comité de grève, les ouvriers occupèrent les ateliers, attendant que leurs revendications soient satisfaites.

Informée de nouvelles revendications

Le 2 février à 9 heures, sous la direction de structures de front unique, plus de 5 000 ouvriers se réunissent et occupent les ateliers, tandis qu’à l’extérieur se rassemblent plus de 6 000 manifestants, parents de grévistes ou simples habitants des quartiers ouvriers, parmi lesquels beaucoup de chômeurs. Les représentants des forces de l’ordre sont arrêtés par les piquets de grève qui ne les laissent pas pénétrer dans les ateliers. Des groupes d’autodéfense sont constitués. Supposant que les revendications avaient été satisfaites, les dirigeants syndicaux (sociaux-démocrates) conseillent alors aux ouvriers de Grivita de cesser la grève à 23 h 30. Le comité de grève des cheminots de Bucarest est dissous. Mais sur 5 000 ouvriers, seuls 200 reprennent le travail. Bientôt, se faisant traiter de « briseurs de grève », ils doivent eux aussi cesser le travail, et l’administration est informée de nouvelles revendications : instauration d’une « prime de vie chère », augmentation des salaires de 40 %, reconnaissance des « comités d’usine ». L’action se poursuivit, même quand les ateliers furent encerclés par des détachements de la police et de l’armée. Mais c’est à ce moment que les syndicats sociaux-démocrates, rendant publique la déclaration de leur président, Dimitru Sirpea, refusent de se solidariser avec les nouvelles revendications.

La loi martiale

En même temps, le gouvernement préparait secrètement une contre-offensive. Le Premier ministre, Alexandru Vaida-Voievod, proposait au Parlement un projet de loi instaurant ni plus ni moins que l’état d’urgence pour six mois, incluant la censure. Le 4 février, le projet de loi fut adopté par les représentants de la bourgeoisie et des propriétaires terriens par 202 voix pour et 43 contre, et promulgué le jour même par le roi Carol II. La loi martiale était proclamée non seulement à Bucarest et dans un rayon de cinq kilomètres, mais également, ce qui montre l’ampleur du mouvement populaire, à Cernauti, Galati, Iasi, Ploiesti, Timisoara et dans toute la région de Prahova. Parmi ceux qui ont voté pour l’instauration de l’état d’urgence était le politicien et idéologue de l’extrême droite A. C. Kuz qui se proclamait « ami du peuple » contre la « menace juive ». Il déclara : « Le gouvernement connaît la situation et est le seul à pouvoir juger du bien-fondé de ces mesures. »

Voilà comment cet « ami du peuple », qui prétendait mieux représenter les ouvriers que les communistes, « corps étranger par leurs racines et leur esprit », a soutenu le système dès lors qu’il était menacé par des revendications strictement économiques, sans la moindre connotation « communiste ».

Et qui était à l’époque aux côtés des ouvriers ? Bien sûr les partis qui (en tout cas à l’époque) représentait les ouvriers, les sociaux-démocrates, les socialistes unis et surtout les communistes. A propos de ces événements, Armand Calinescu dira un an plus tard : « Ainsi nous avons affronté un soulèvement communiste en préparation. » Armand Calinescu était secrétaire d’Etat au ministère des Affaires intérieures, et c’est lui qui coordonnait la répression contre les grévistes.

Si le Parti communiste (qui ne comptait pas plus de 1 000 membres) était si faible qu’on le dit aujourd’hui, pourquoi inspirait-il une telle peur au régime de la bourgeoisie et des grands propriétaires ? Voilà encore une question à laquelle nos anticommunistes ne savent tout simplement pas répondre. Mais même le député du parti libéral Richard Franasovici déclara, après l’écrasement sanglant du mouvement, que le gouvernement avait dû « défendre l’ordre public contre les éléments communistes à la solde de l’Internationale rouge de Moscou ».

Un comité central d’action

Ce qu’il fallait démontrer. Contrairement aux laquais prétendument intellectuels qui servent aujourd’hui la bourgeoisie, les hommes politiques bourgeois de cette époque affirmaient ouvertement que les communistes étaient à la tête de ce mouvement, malgré, je le répète, le caractère purement économique des revendications. Dès mars 1932, une conférence de cheminots de tout le pays avait élu un comité central d’action.

C’est précisément ce comité, coordonné par les communistes, qui décida une nouvelle grève, alors qu’était prise la décision honteuse d’instaurer la loi martiale — après qu’on eut promis aux grévistes de satisfaire leurs revendications. Ce fait témoigne de la popularité des communistes dans les masses, même dans les conditions de la clandestinité. Dans la nuit du 11 au 12 février, dans tout le pays furent arrêtés des centaines de communistes et de sympathisants communistes !

Les communistes qui n’étaient pas arrêtés prirent la direction de la grève. Le front unique ouvrier reprit la lutte. Des réunions furent organisées dans toute une série d’entreprises, « Malaxa », « Balcani », Mociornita », etc. ; à RMS et à l’usine Durer, il y eut des grèves de solidarité. En même temps, les ouvriers des services de l’eau se mettaient en grève sur leurs revendications. En province, à Iasi et à Cluj, les cheminots se mettaient en grève. En masses compactes, les ouvriers d’autres quartiers se dirigeaient vers les ateliers de Grivita.

Des dizaines de milliers de travailleurs de la capitale

Après ce défi lancé par le gouvernement aux cheminots de Grivita, la grève fut déclarée le 15 février, à l’exemple de ceux qui avait déclenché la grève à Cluj, où le dirigeant était Grigore Ion Raceanu, Iasi (14 janvier) et autres localités. Ce même matin, vers 9 heures, une délégation composée de Gheorghe Georghiu Dej, Chivu Stoica, Panait Bogatoiu, Constantin Doncea, Alexandru Petea, et Ilie Pintilie se rendit à la direction générale. Près de 400 personnes, assises autour de marmites de carbure posées sur le feu, attendaient le résultat des négociations devant l’administration des locomotives. Deux tribunes improvisées avaient été montées. Pendant tout ce temps, l’ouvrier Constantin Negrea fit hurler la sirène à intervalles répétés. De nouveau, les ouvriers de Grivita occupent les ateliers et, cette fois, des dizaines de milliers de travailleurs de la capitale (peut-être plus) se mettent en grève par solidarité avec leurs frères de classe, à la direction des chemins de fer, aux usines Durer, Herdan, Malaxa, Lemaitre, Voinea, Vulcan, Balcan, Mociormita.

Le 15 février au matin, l’armée est envoyée à Grivita. La compagnie 21 du régiment de fantassins refuse de marcher sur la foule, et le gouvernement, craignant la solidarité entre ouvriers et soldats, la remplace par la police et les gardes-frontières. Malgré la présence des militaires, bien que de premières mitrailleuses aient été montées sur des camions, les ouvriers des ateliers ne bougent pas. Ni les milliers qui entourent les ateliers.

Au fusil et à la mitrailleuse

Avant de passer à l’assaut contre les grévistes, l’état-major, qui dirigeait l’opération, décida de commencer l’offensive contre les masses qui soutenaient les grévistes. A la baïonnette, appuyés par des fusils et des mitrailleuses, ils chargèrent la foule, les femmes et les enfants des ouvriers. Le lendemain, à l’aube, a commencé la répression contre les ouvriers des ateliers. On a tiré au fusil et à la mitrailleuse, on empalait les ouvriers à la pointe des baïonnettes, on les assommait avec la crosse.

Dans ces conditions, la nuit du 15 au 16 février, l’armée arrêta le comité de grève et, au matin du 16, passa au nettoyage par la force des ateliers de Grivita. Comme en 1918 et en 1919 à Lupeni, l’armée tira sur les ouvriers, faisant, d’après les chiffres officiels trois morts et seize blessés graves. En fait, il y eut sept victimes, l’ouvrier communiste Dumitru Pola, l’ouvrier de 19 ans Vasile Roaita (dont on considère — depuis 1948 — qu’il appartenait aux Jeunesses communistes et à qui l’on a attribué l’exploit héroïque d’avoir actionné la sirène jusqu’au moment où il a été fusillé), le monteur Ion Dup, qui n’avait que 17 ans, l’ouvrier Dumitru Maier, l’escompteur Cristea Ionescu et les manutentionnaires Ion Dumitrescu et D. Olteanu. Selon d’autres sources, les victimes seraient non pas Ion Dup et D. Olteanu, mais Gheorgue Popescu et Dumitru Tobias. Il y a eu plus de 2 000 arrestations et, parmi eux, à nouveau des communistes, Gheorgue Gheorgiu-Dej, Chivu Stoica, Constantin Doncea, Gheorgue Vasilichi et d’autres encore.

Arrestation, condamnations, évasions

Les communistes étaient au premier rang de la lutte et prirent sur eux tout le poids de la répression, les communistes étaient les dirigeants et les martyrs de cette époque. En ce qui concerne les dirigeants de la grève, voici quelques éléments factuels sur leur rôle et leur destin ultérieur.

Dumitru Petrescu, communiste. L’un des principaux dirigeants. Arrêté et condamné aux travaux forcés à vie (c’est-à-dire vingt ans). Rarement mentionné depuis que Gheorgue Gheorgiu-Dej a « monopolisé » tous les mérites concernant l’organisation de la grève.

Constantin Doncea, un autre dirigeant en vue pendant la grève de 1933. Il était président du syndicat des cheminots de Bucarest (appelé « syndicat rouge »), membre du PCR depuis 1931, condamné à la même peine que Dumitru Petrescu.

Gheorgue Gheorgiu-Dej, secrétaire du comité d’action central des chemins de fer de Roumanie (CFR). Il faisait aussi le lien entre les syndicats (les syndicats dits révolutionnaires) et le parti, « par-dessus la tête » de Moscu Cohn (de son vrai nom Gheorgue Stoica). Il a été condamné à quinze ans de travaux forcés. Après plusieurs tentatives infructueuses pour sortir de prison, il y est resté jusqu’en 1944.

Chivu Stoica, membre du PCR depuis 1931, condamné à douze ans de prison pour sa participation à l’organisation de la grève. Il aurait combattu dans les Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole (information non confirmée). Après 1944, haut fonctionnaire du parti, il est même devenu président du Conseil d’Etat (théoriquement le poste le plus élevé de l’Etat), poste dont il a été évincé par Nicolae Ceausescu.

Vasile Bigu, cheminot, un autre dirigeant membre du comité d’action, arrêté et condamné. Membre fondateur du PCR. Pendant son interrogatoire, il a fait une longue déclaration, où il donnait d’abondantes informations sur l’histoire de la grève et ses organisateurs ; il a donné le nom de vingt et un d’entre eux. Plus tard, il a été le représentant du parti au Comité national antifasciste auquel participaient des représentants des partis historiques, le parti libéral et le parti paysan.

Panait Bogatoiu, compagnon de lutte de Constantin Doncea, dirigeant du « syndicat rouge » contrôlé par les communistes, lui-même, néanmoins, était social-démocrate.

David Korner (Barta), membre du PCR depuis 1932, condamné pour son rôle dans la grève de Grivita et condamné à dix-huit mois de prison. En 1934, il est devenu opposant au stalinisme et a fondé un groupe bolchevique-léniniste (trotskyste) qui critiquait à la fois le Parti communiste et le Parti socialiste unifié. Parti en France comme étudiant, il a pris une part active au travail du Parti ouvrier internationaliste, puis, en 1939, il fut l’un des fondateurs de la fraction « Comité pour la Quatrième Internationale » du Parti socialiste ouvrier et paysan. La tendance à laquelle appartenait Barta publiait la revue La voix de Lénine et diffusait également L’Etincelle. Après novembre 1939, il a organisé et dirigé le « groupe Barta » (groupe trotskyste, qui, en 1942, a pris le nom de Groupe communiste en l’honneur du 25e anniversaire de la révolution d’Octobre) et, en 1944, celui d’Union communiste, et qui a travaillé dans la clandestinité pendant l’occupation nazie. Il a joué un grand rôle dans la direction et l’organisation de grandes grèves en 1947 à l’usine Renault. De 1942 et 1949, cette organisation publiait La lutte de classe. Après 1950, quand Barta a pratiquement cessé d’y participer, l’activité du groupe a décliné. Néanmoins, à partir de 1956, il a réussi à publier le journal Voix ouvrière, rebaptisée en 1968 Lutte ouvrière, autour duquel se constituera l’actuel parti Lutte ouvrière.

Ille Pintille, communiste, a participé à l’organisation des grandes grèves de février 1933, coordonnant les syndicats des ateliers des chemins de fer de Iasi, Cernauti et Pascani et assurant les contacts avec les cheminots communistes de Grivita, les hommes de Gheorgue Gheorgiu-Dej. Il est mort à la prison de Doftana pendant le tremblement de terre de 1940.

Pavel Stefan, militant communiste, a participé à la grève des cheminots. Il a été exclu du parti comme fractionniste (1942). Réintégré en 1945, il entame dès l’année suivante une fulgurante carrière d’apparatchik.

Alexandru Draghici, membre du PCR depuis 1930, outilleur aux ateliers des chemins de fer. Bien que n’ayant pas joué un grand rôle pendant la grève, il est condamné à quinze ans de prison pour activité communiste pendant le procès d’Ana Pauker. S’évade en août 1944.

Constantin David, membre des Jeunesses communistes depuis 1928, participe à la grève, sans en être un dirigeant. Entre au parti en 1934. Elu membre du comité central de 1937 à 1940, il en est le secrétaire jusqu’en 1939. En 1939, il commence à travailler comme instructeur du comité central du PCR à Galati, puis à Valea Prahova. Il est arrêté vingt-quatre fois de 1931 à 1940. Il est tué par un légionnaire pendant leur soulèvement de 1940.

Vasile Luca, travailleur au dépôt des chemins de fer de Roumanie à Brasov. Secrétaire de la section de Brasov du PCR. Condamné au procès de Brasov de 1935. Jugé plusieurs fois, libéré de prison à Cernauti par les troupes soviétiques en1940, il devient alors adjoint au maire de la ville.

Ion Turcu, militant communiste, n’a pas joué de rôle particulier dans la grève.

Article paru dans Les cahiers du mouvement ouvrier.


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