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"10 jours qui ébranlèrent le monde", de John Reed, réédité
La préface d’ Aymeric Monville

Edgar Snow, compagnon et premier biographe de Mao, fut surnommé poétiquement par les Chinois «  celui qui vint en premier  ». Les Russes auraient pu en dire autant de John «  Jack  » Silas Reed, nouveau «  conquérant des deux mondes  » comme on appelait déjà Garibaldi, né dans l’Oregon en 1887 et mort à Moscou du typhus à l’âge christique de trente-deux ans, enterré aux pieds du Kremlin et auteur d’un texte presque aussi célèbre que l’Évangile  : Dix Jours qui ébranlèrent le monde.

On connaît l’hommage de Lénine, qui parle pour les vertus morales et civiques de Reed. On connaît moins celui, professionnel, de Dos Passos, qui voyait en lui le meilleur écrivain américain de sa génération. Mais on l’aura compris à ce double témoignage  : la rencontre de la pertinence politique et du souffle littéraire a engendré un chef-d’œuvre indétrônable, où crépite l’éternelle jeunesse d’un monde en gésine. La frénésie brûle les doigts à chaque page. Quelque part dans L’État et la Révolution, Lénine dit qu’il est bien plus beau de faire une révolution que de disserter sur elle. Peut-être fallait-il la force des écrivains américains, les dignes héritiers des grands réalistes français et russes, pour la faire tout en l’écrivant.

Reed s’était préparé à ce destin, reporter de guerre dès l’insurrection au Mexique — c’est le Mexique qui lui a appris à écrire, dit toujours Dos Passos — et militant dès les grandes grèves aux États-Unis. Il était révolutionnaire dans l’âme, renonçant à tout confort, d’abord pour embrasser le journalisme, puis, méprisant les prestiges d’une gloire littéraire déjà acquise, pour continuer l’aventure en Russie, avec sa compagne Louis Bryant, elle aussi journaliste et écrivain.

Plus que tout autre, Reed est l’homme révolutionnaire qui, comme le dit Hegel, s’est «  dépouillé de la peur de la mort et du train habituel de la vie  ». En cela, il avait vu dans le peuple russe un double fraternel  : «  Je compris soudain que le religieux peuple russe n’avait plus besoin de prêtres pour lui ouvrir la voie du ciel. Il était en train d’édifier sur terre un royaume plus splendide que celui des cieux, et pour lequel il était glorieux de mourir.  »

On a beau accumuler les ouvrages, cent après, ce livre reste le meilleur sur le sujet, meilleur que les livres en russe, dixit Vladimir Pozner. C’est toujours lui qui se recommande au lecteur, par sa hauteur de vue et d’abord par son titre. John Reed nous le rappelle, la révolution est d’abord un phénomène planétaire, cosmique, un bouleversement tel qu’il interdit le retour au statu quo ante.

Il fallait le génie d’un peintre pour décrire ces levers de soleils, ces phénomènes atmosphériques, l’immense plaine grise de Pétrograd, attendant comme une mer sans vent le grand souffle de l’histoire  : «  La vieille Russie n’était plus, la société humaine était revenue à l’état de fusion primitif et sur la mouvante mer de flammes, où se livrait, âpre et sans pitié, la lutte des classes, se formait en un lent refroidissement la croûte fragile de planètes nouvelles…  »
«  Alors la foule devint tumultueuse et commença à se mouvoir, glissant lentement dans notre direction, pareille à une avalanche.  »

Le flot, la lave, l’avalanche  ; autant de tableaux qu’un Claude Simon reprendra, fasciné, comme collages cubistes et leitmotivs dans Histoire, publié d’ailleurs cinquante ans après Octobre.

Il y avait de la révolution dans l’air et dans l’espace. Rappelons, pour rester factuels, que bien que cinquième puissance industrielle, la Russie tsariste présentait alors une espérance de vie de 40 ans contre 60 en Occident, qu’elle avait payé le prix le plus fort pendant la Première Guerre mondiale (2 300 000 morts et le double de blessés) alors qu’elle est sortie du conflit beaucoup plus tôt, et naturellement battait tous les records pour le nombre de grèves. Ajoutons que la répression était féroce, le rôle de la Douma dérisoire, les députés bolcheviques ayant notamment été déportés sur-le-champ en Sibérie pour refus de vote des crédits de guerre. Rappelons aussi que loin d’être un simple coup de force blanquiste, le mouvement révolutionnaire était dirigé par un parti de 400 000 adhérents, le premier parti aux doumas des grandes villes et aux soviets, parti qui ne porte pas moins la responsabilité de l’insurrection qu’un Kerenski qui voulait, lui, tenter un coup de force contre Smolny, siège central du Parti bolchevique et avait donné des ordres en ce sens à son état-major le 23 octobre.

Il faut bien rappeler cela, à l’encontre de la vision prédominante aujourd’hui qui n’est même pas libérale, mais platement réactionnaire. Le libéralisme, en effet, fait au moins la part belle à l’action de la société civile et admet donc, en théorie, le fait que certaines révolutions ne soient pas uniquement des révolutions de palais ou le fruit démoniaque du cerveau de quelques agitateurs.

En effet on peut passer le génie de Lénine au scalpel et aux rayons x, il ne fit pas Octobre sans le peuple russe, celui des usines, des champs et du front, celui qui demandait la paix, le pain, la terre et tout le pouvoir aux soviets.

D’ailleurs, ce ne sont pas les personnages qui sont dans ce livre les plus importants. Ce sont ici les masses qui font l’histoire. Et c’est ici peut-être un des points aveugles du livre, son côté «  Fabrice à Waterloo  »  : John Reed ne montre pas assez les conflits internes aux bolcheviks. Notamment les graves différends ayant opposé d’une part Zinoviev et Kamenev à Lénine (votes des 23 et 29 octobre contre l’insurrection immédiate prônée par le dirigeant bolchevique) mais également ceux mettant aux prises ce dernier à Trotsky, lequel ne voulait pas commencer l’insurrection avant le IIe Congrès des soviets, sans parler des divergences de fond quant à la théorie de la révolution permanente, le menchevisme passé de Trotsky etc.

Ces divergences allaient s’approfondir et devenir décisives avec le temps. Staline était-il fondé à estimer son rôle minimisé dans les Dix Jours par rapport à Trotsky  ? Les historiens sérieux d’aujourd’hui, même parmi ceux qui ne lui sont pas favorables [1], ont tendance à réévaluer le rôle de celui en qui Lénine avait su voir, à l’inverse de Trotsky, un «  merveilleux Géorgien  ». Quoi qu’il en soit, durant la période stalinienne, à l’époque où il fallait asseoir par des textes la légitimité du régime socialiste, d’autres histoires de la Révolution, qui n’ont pas le même souffle que les Dix jours lui ont longtemps été préférées.

L’édition soviétique de 1958, qui intervenait après plusieurs années de mise sous le boisseau, entendait en quelque sorte rectifier le tir par rapport à ces graves questions. Néanmoins, pour éviter toute polémique, nous nous en sommes tenus à la première traduction, celle de Martin-Stahl donc, et non celle de Vladimir Pozner, pour coller au plus près aux intentions initiales de l’auteur. C’est la même inspiration qui nous avait guidés lorsque nous avons republié les Principes élémentaires de philosophie de Politzer, en prenant la version la plus ancienne (celle de 1946), quelque fondées que pussent être les intentions philologiques des éditions ultérieures. Seule «  innovation  » : nous avons jugé pertinent de transformer en notes de bas de pages les textes présentés initialement en annexe, afin de favoriser une lecture qui ne fût pas seulement celle du plaisir mais aussi celle de la découverte.

***

Du haut des murs du Kremlin, où est enterré John Reed, un siècle donc nous contemple et les Dix Jours restent inégalés. Il faudra même des années à l’historiographie sur Octobre, enfin libérée des unilatéralismes partisans, pour étayer par des preuves archivistiques ce que John Reed aura su l’exprimer d’emblée, lui qui n’a pas son pareil pour décrire les grandes dynamiques à l’œuvre. Notamment  :
1) Le caractère concomitant des exigences de la démocratie de masse (soviets, comités d’usine, gardes rouges etc.) et de l’organisation de la spontanéité (les bolcheviks) [2].
2) Le fait que la violence et/ou la terreur ne sont pas un fait premier à la révolution mais se déduisent d’une dialectique entre la révolution et la contre-révolution.

Pour étayer ce dernier point, on peut sans crainte renvoyer aux Furies d’Arno Mayer, ouvrage magistral qui rend illisible cette histoire victimaire (à sens unique), celle qui pense qu’on peut faire l’histoire des révolutions en se contentant de «  compt[er] les carreaux cassés  » pour reprendre l’expression forte de Jean Bruhat [3]

Quant au premier point, il faudra sans doute attendre Marc Ferro (qui n’a guère fait école depuis), un des rares historiens à avoir tenté, dans une perspective braudélienne, de prendre la distance politique nécessaire. On pourrait lui reprocher néanmoins de présenter cette phase consolidatrice du régime, dont il voyait pourtant la nécessité intrinsèque, en cédant parfois à la vaine polémique, dont témoigne le seul titre d’un de ses livres  : Des soviets au communisme bureaucratique. En effet, est-ce l’univers des bureaux qui a vaincu à lui seul les armées hitlériennes sous les murs de Moscou, puis à Koursk et Stalingrad  ? Sont-ce les ronds-de-cuir qui ont bâti le socialisme sur les ruines de la guerre civile et produit la machine de guerre nécessaire pour détruire le fascisme puis résister à la terreur nucléaire américaine  ?

N’oublions pas non plus ce que l’organisation peut avoir de positif par rapport à la spontanéité révolutionnaire, aujourd’hui érigée en but en soi, en happening «  insurrectionniste bien pensant  » [4] (cf. par exemple la tonalité des publications de nos chers confrères de La Fabrique). La spontanéité des masses n’a pas à être parée de toutes les vertus, ni l’organisation de tous les vices. Les bolcheviks, comme leurs prédécesseurs jacobins, ont sans doute épargné à leur pays respectif bien des malheurs.

Léo Figuères nous en donne un exemple parlant  : « Les dirigeants bolcheviks, souvent au péril de leur vie, avaient sauvegardé l’existence de tous leurs prisonniers, membres du gouvernement, junkers et autres militaires que les révolutionnaires de base voulaient écharper. Leur règle fut, dans cette période et celle qui suivit immédiatement de libérer leurs prisonniers sur leur simple engagement qu’ils ne s’opposeraient pas au nouveau pouvoir.  » [5]

Quoi qu’il en soit, les deux tendances, spontanéiste-destructrice et consolidatrice-organisatrice étaient inscrites au même moment, sous le même rapport, dans le flux et le reflux de cette marée humaine, qui a permis l’éclosion des soviets et la défense de leurs principes par le Parti devant la menace de cette guerre qui n’a de civile que le nom, puisqu’elle se heurta à l’invasion de tant d’armées étrangères, ce qui constitue l’événement fondateur de l’URSS, au même titre qu’Octobre et explique bien des choses dans l’histoire de ce pays.

Il est d’ailleurs absolument stupéfiant que dans le Livre noir du communisme, Nicolas Werth ait pu consacrer un chapitre entier à la guerre dite «  civile  » sans parler de l’intervention étrangère, et française en particulier. Tout en jugeant suffisant de pallier cette absence criante de contextualisation, et même de sens, par de la psychologie de bazar  : par exemple en opposant la terreur rouge «  pensée  » à la terreur blanche «  jamais érigée en système  », selon le cliché nietzschéo-schopenhauerien bien connu. Après cela, on ne s’étonne plus qu’une présidence prétendue «  de gauche  », laquelle s’achève cette année, aura pu se placer benoîtement sous les auspices de Jules Ferry, le colonialiste, et de Clemenceau, le massacreur d’ouvrier et le bourreau de la Russie. Rappelons tout de même que, n’eût été l’intervention étrangère et particulièrement française, la guerre dite civile ne se serait pas éternisée jusqu’en 1921 et que Denikine ou Koltchak eussent été balayés aussi vite que Kornilov ou Kaledine. Il ne s’agissait évidemment pas de «  rétablir une quelconque démocratie  », les protégés de Clemenceau et compagnie étant tous plus monarchistes, réactionnaires et pogromistes les uns que les autres.

On pensait donc qu’avec Le Livre noir, on avait touché le fond. L’étape supplémentaire aura été le retour à la quincaillerie conspirationniste  : le wagon plombé, Lénine agent du Kaiser etc. Notre temps, qui se croit jeune, est en effet persuadé d’avoir découvert la lune en ressortant des calomnies datant de l’époque de Kerenski (voir notamment les faux documents Sisson dont parle Reed). Il est vrai que le thème s’était étoffé, de Soljenistyne à la Russie poutinienne, laquelle, en reprenant l’analyse étique de Trotsky mais en inversant le jugement de valeur, magnifie Staline comme un thermidorien ayant stoppé la révolution et non pour ce qu’il est réellement  : un Robespierre qui aurait réussi.

Pourtant, pour en revenir à «  l’argent allemand  », même Boris Souvarine, qui a pourtant passé la part la plus longue de sa vie à combattre sans merci l’Union soviétique, avait jugé nécessaire de ramener Soljenitsyne [6] à la raison, jugeant sans doute que tout ce qui est excessif est insignifiant.

Au fond, l’objectif de cette fable réactionnaire est toujours le même  : tout régime menacé — ici une monarchie tricentenaire à bout de souffle puis une démocratie bourgeoise incapable d’arrêter la guerre et de donner du pain — recourt à l’influence étrangère comme cause explicative du mécontentement populaire. Ajoutons que ces théories trouvent facilement crédit dans les périodes de reflux historique où prédominent les préjugés de l’homo œconomicus apolitique et poujadiste, lequel explique tout en politique par la connivence, la corruption et le pouvoir de l’argent.

On retrouve toujours, à tous les niveaux, du café du commerce à internet en passant par les publications savantes, le bon vieil ennemi, implacable, de toute révolution  : le philistinisme. On peut d’ailleurs à ce sujet en prendre la mesure actuelle, ne serait-ce qu’en mesurant la distance qui sépare l’Octobre d’Eisenstein, lequel se voulait un hommage au livre de Reed dont il porte d’ailleurs le sous-titre, de l’adaptation prudhommesque qu’en a donné Warren Beaty, Reds, où hollywood se mêle au prêchi-prêcha. On se souvient notamment des scènes finales où le réalisateur campe une Emma Goldmann, anarchiste «  revenue  » de l’expérience bolchevique face à un John Reed qui veut toujours «  y croire  ». Les gauchistes en général, de toute obédience qu’ils soient, devraient s’interroger sur leur utilisation par ce fatalisme institutionnel.

Retentons donc d’assembler, comme le dit le bel hymne de Schiller, ce que la mode a divisé. Et constatons que pourtant elle tourne, la Révolution. à l’heure où nous écrivons ces lignes, une nouvelle vient de tomber  : huit personnes sont aussi riches que la moitié de la richesse mondiale [7]. Qui n’a pas envie, à cette nouvelle, de chanter le «  ça ira  »  ?

Mais cette indignation n’est pas seulement épidermique. Elle n’est pas seulement possible, réelle mais aussi nécessaire, soit les trois catégories kantiennes de la modalité. Rappelons qu’après Thermidor, c’est presque toute la pensée allemande, soir l’esprit du temps d’alors, qui avait d’ailleurs montré le caractère inéluctable de la révolution. La révolution a eu lieu, elle peut être refaite.

En guise d’envoi, relisons donc Kant   : «  Un tel phénomène dans l’histoire de l’humanité ne s’oublie plus, parce qu’il a révélé dans la nature humaine une disposition, une faculté de progresser telle qu’aucune politique n’aurait pu, à force de subtilité, la dégager du cours antérieur des événements  : seules la nature et la liberté, réunies dans l’espèce humaine suivant les principes internes du droit, étaient en mesure de l’annoncer, encore que, quant au temps, d’une manière indéterminée et comme événement contingent. Mais, même si le but visé par cet événement n’était pas encore aujourd’hui atteint, quand bien même la révolution ou la réforme de la constitution d’un peuple aurait finalement échoué, ou bien si, passé un laps de temps, tout retombait dans l’ornière précédente (comme le prédisent maintenant certains politiques), cette prophétie philosophique n’en perd pourtant rien de sa force. Car cet événement est trop important, trop mêlé aux intérêts de l’humanité, et d’une influence trop vaste sur toutes les parties du monde, pour ne pas devoir être remis en mémoire aux peuples, à l’occasion de circonstances favorables, et rappelé lors de la reprise de nouvelles tentatives de ce genre.  » [8]

Et bien sûr Hegel  : «  Grâce au bain de sa révolution, la nation française n’a pas seulement été libérée de beaucoup d’institutions que l’esprit humain sorti de l’enfance avait dépassées, et qui par conséquent pesait sur elle comme sur les autres ainsi que d’absurdes chaînes  ; mais en outre l’individu s’est dépouillé de la peur de la mort et du train habituel de la vie auquel le changement des circonstances a retiré toute solidité  ; voilà ce qui donne la grande force dont elle fait preuve à l’égard des autres. Elle pèse sur l’étroitesse d’esprit et l’apathie de ces derniers qui, enfin contraints d’abandonner leur indolence au profit de la réalité, sortiront de l’une pour entrer dans l’autre et peut-être (comme la profondeur intime du sentiment se conserve dans l’action extérieure) dépasseront leur maître.  » [9]

Octobre 1917 a signé la libération des peuples, et sonné le glas des grandes discriminations en Occident (censitaire, sexuelle et «  raciale  »), comme le rappelle à juste titre Domenico Losurdo [10]. à cet égard, il est l’événement démocratique majeur de notre temps.

Cette aspiration à la libération est irréversible. La secousse sismique a été entendue partout. Octobre continue d’ébranler le monde.

Janvier 2017.

10 jours qui ébranlèrent le monde. John Reed. Editions Delga. 354 pages. 19 euros.

Notes :

[1] Cf. Oleg Khlevniuk, Stalin. New Biography of a Dictator, Yale University Press, 2015, pp. 52-53. En lisant Khlevniuk, on constate également que Staline n’était pas non plus un simple suiviste de la position de Lénine, puisqu’en tant que rédacteur en chef de la Pravda, il s’était opposé à l’exclusion de Kamenev et Zinoviev prônée par Lénine, bien que néanmoins sur les positions de ce dernier quant à l’insurrection (p. 51)

[2] Reed écrit même :« Loin d’être une force destructrice, il me semble que les bolcheviks étaient en Russie le seul parti possédant un programme constructif et capable d’imposer ce programme au pays. S’ils n’avaient pas triomphé, au moment où ils le firent, il n’y a pour moi guère de doute, que les armées de l’Allemagne impériale seraient entrées à Pétrograd et à Moscou en décembre et qu’aujourd’hui un tsar chevaucherait à nouveau la Russie. » (p. 13)

[3] Cité in Eric Aunoble, La Révolution russe, une histoire française. Lectures et représentations depuis 1917, La Fabrique éditions, 2016, p. 78.

[4] Cf. la brochure parodique signée Comité translucide, Je sens que ça vient, Delga, Paris, 2016.

[5] Léo Figuères, Octobre 1917. La Révolution en débat, Le Temps des Cerises, Pantin, 1998, p. 61.

[6] Cf. Boris Souvarine, Controverses avec Soljenitsyne, éditions Allia, Paris, 1998.

[7] La Tribune, 16 janvier 2017.

[8] Immanuel Kant, « Le Conflit des facultés » [1798], in La Philosophie de l’histoire, Opuscules, Aubier, 1947, p. 226-227. Traduction de St. Piobetta

[9] Lettre n° 85 de Hegel à Zellmann, Iéna, 23 janvier 1807. In G.W.F. Hegel, Correspondance I, Gallimard, 1967, p. 130. Traduction de Jean Carrère.

[10] Voir la brochure, Domenico Losurdo, La révolution d’Octobre et la démocratie dans le monde, Delga, 2017 mais également toute son œuvre.


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